La Rétine, l’Envoi du Signal

par Jean Marie Champeau 1 Décembre 2020, 19:07 La Vue l'oeil

Le signal

Cones-Batonnets_Oeil_tpe-optique
Cones-Batonnets_Oeil_tpe-optique

Les neurones bipolaires sont un passage obligé entre les photorécepteurs et les cellules ganglionnaires, tant pour la voie directe que pour la voie indirecte faisant intervenir les cellules horizontales. L’information s’y transmet sous forme de signal électrique.
Une cellule bipolaire reçoit des connexions synaptiques directes d’un certain nombre de photorécepteurs. Un seul au centre de la fovéa, jusqu’à des milliers dans la rétine périphérique.  

Comme les cellules horizontales sont connectées latéralement à plusieurs cônes, bâtonnets et neurones bipolaires, leur rôle est d’inhiber l’activité des cellules avoisinantes.
Cette suppression sélective de certains signaux nerveux s’appelle l’inhibition latérale et son rôle général est d’augmenter l’acuité d’un signal sensoriel.
Dans le cas de la vision, quand une source lumineuse atteint la rétine, elle peut illuminer fortement certains photorécepteurs et d’autres beaucoup moins. En supprimant le signal de ces photorécepteurs moins illuminés, les cellules horizontales assurent que seul le signal des photorécepteurs bien illuminés est transmis aux cellules ganglionnaires, améliorant ainsi le contraste et la définition du stimulus visuel.

Quant aux cellules amacrines, leur morphologie est très diversifiée et elles utilisent un nombre impressionnant de neurotransmetteurs. Leurs corps cellulaires sont tous situés dans la couche nucléaire interne et leurs terminaisons synaptiques dans la couche plexiforme interne. En reliant les neurones bipolaires et ganglionnaires, elles forment une route alternative indirecte entre ceux-ci.

Les limites de notre vision

Pouvoir séparateur de l'œil

La résolution est la plus petite différence d'angle perceptible entre deux rayons incidents. Dans des conditions de bonne luminosité, un œil normal peut séparer deux points distants de 1 minute d'arc. C'est à dire qu'il va voir séparément deux points situés à 3,4 mètres de lui et espacés de 1 millimètre.
Elle correspond donc à la précision de l'image que l'œil est capable de former, et à la quantité de détail que l'œil sera capable de percevoir. Elle dépendra aussi du nombre de photorécepteurs.

La répartition des cônes et des bâtonnets n’est pas uniforme sur la rétine, les bâtonnets étant beaucoup plus nombreux dans la rétine périphérique. Le nombre de photorécepteurs connectés à une même cellule ganglionnaire est aussi beaucoup plus grand en périphérie. L’effet combiné de cette organisation est d’accroître la sensibilité à la lumière en périphérie de la rétine. En revanche, la précision de l’image souffre de la convergence de nombreux photorécepteurs sur une même cellule ganglionnaire.

La vision nocturne

Quand nous arrivons en un lieu obscur, nos yeux s'adaptent. Tout d'abord nos pupilles se dilatent. Ceci peut prendre quelques secondes.
La rétine évolue aussi dans l'obscurité. Sa sensibilité s'accroît progressivement. Elle nécessite une heure, pour atteindre son accoutumance maximale.

Précédent
la rétine
Suivant
le signal

 

ACCUEIL

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page