Chercheurs_scientifiques_Richard Gregory

par Jean Marie Champeau 19 Janvier 2021, 10:30

Richard Gregory

Richard Langton Gregory est né le  24 juillet 1923 à Londres et est décédé le 17 mai 2010 à Bristol. C’était est un psychologue et neuropsychologue de l'université de Bristol. 


Après avoir interrompu ses études à cause de la guerre pour servir dans les communications de la Royal Air Force pendant la seconde Guerre mondiale, Richard Gregory obtint une bourse d'études au Downing College à Cambridge. 

En 1967, avec les professeurs Donald Michie et Christopher Longuet-Higgins, il fonda le Département des machines intelligentes et de la perception, qui devint le Département de l'intelligence artificielle à l'université d'Édimbourg. 
Il fut membre fondateur de l’Experimental Psychology Society (Société de psychologie expérimentale). 
Il eut un intérêt particulier pour les illusions d'optique, pour ce qu'elles enseignent sur la perception visuelle. 
Dans les années 60, il a Contribué à de nombreux programmes scientifiques, a des discussions sur la perception et à l’émission radiophonique « Science Now ».

Ensuite à la télévision avec les « Conférences de Noël » de la Royal Institution (1969-70) et bien d’autres programmes. « Blind to Science », sur BBC Channel One qui a reçu un prix spécial BAA 1989. « Introduction à la  Perception » pour Discovery Channel.

La principale contribution de Richard Gregory à sa discipline fut le développement d'une psychologie cognitive. Selon Gregory, on doit à Helmholtz la notion que la perception n'est pas l'acceptation passive d'un stimulus, mais un processus actif impliquant la mémoire et d'autres processus internes. Cette conception est opposée à celle de James J. Gibson, dominantes dans les années 50, et une bonne partie de son travail peut se comprendre comme une sorte de réponse à The Perception of the Visual World (1950) de Gibson

Ainsi écrit-il en 1997 «À la suite d'Hermann von Helmholtz, qui a décrit les perceptions visuelles comme des inférences inconscientes à partir de données sensorielles et de connaissances dérivées du passé, les perceptions sont acceptées comme notre réalité la plus immédiate ». 

À travers la découverte des variations visuelles de l’illusion de cercles concentriques dont le dessin s’enroule sur lui même et qui semblent dessiner une spirale, Gregory a cherché à prouver le lien inextricable entre la perception visuelle et les processus cognitifs.

Gregory à donné le nom de illusion du mur du café à une disposition particulière de droites parallèles que Hugo Münsterberg avait repéré vers 1890,  et que l’on peut observer dans les carreaux de faïence du mur extérieur d'un café de Bristol. 


L’illusion du mur du café  de Gregory illustre la manière quantitative dont il croyait que la perception pouvait être disséquée. Basée sur les distorsions visuelles du motif en damier de Munsterbert, cette étude d'illusion a cherché à évaluer les mécanismes visuels et psychologiques qui ont fait apparaître comme convergentes les lignes pourtant parallèles.

parallèles de pavés noirs et blancs décalés donnant l'impression de lignes convergentes
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