Chercheurs_scientifiques_Joseph Louis François Bertrand

par Jean Marie Champeau 31 Mars 2021, 12:48 chercheur scientifique

Joseph Louis François Bertrand 

Joseph Louis François Bertrand est né à Paris, le 11 mars 1822 et décédé à Paris le 3 avril 1900.

C’était un mathématicien français qui travaillait dans les domaines de la théorie des nombres, de la géométrie différentielle, de la théorie des probabilités, de l' économie et de la thermodynamique. 

Il est le fils de Alexandre Jacques François Bertrand, médecin et journaliste et de Marie Caroline Belin et frère de l’archéologue Alexandre Bertrand.

Enfant prodige, il satisfait, à l'âge de 11 ans, à toutes les épreuves d'entrée à l'École Polytechnique, d'où son père lui-même était sorti et entra à l'École des Mines. Il devint, en même temps, professeur de mathématiques au Lycée Saint-Louis, examinateur, puis professeur à l'Ecole Polytechnique et professeur à l'École Normale.

En 1842, il faillit périr dans l'accident célèbre du chemin de fer de Versailles du 8 mai 1842 qui coûta la vie à l'amiral Dumont d'Urville.

Il conjectura, en 1845, qu'entre un entier et son double, il existe toujours un nombre premier. Chebyshev prouva cette conjecture, maintenant appelée Postulat de Bertrand, en 1850. 


Il est l’auteur de divers mémoires sur la théorie générale ainsi que sur la Courbure des surfaces, des démonstrations obtenues par la géométrie, de propositions analytiquement établies par Puiseux et Gauss. Un travail de 1852, renfermant des théorèmes qui concernent les Surfaces applicables l'une sur l'autre. Une Note de 1858, sur la Surface des ondes.

L'ensemble de son oeuvre tend à substituer, le plus souvent possible, des considérations très simples de géométrie à l'emploi exclusif des méthodes analytiques.  

En 1862, il fut nommé titulaire de la chaire de physique et mathématique du Collège de France où il y faisait des leçons magistrales, et il avait tenu à conserver son titre de professeur au Collège de France.

Dans son ouvrage de 1889, il s’est rendu célèbre pour un paradoxe dans le domaine des probabilités, maintenant connue sous le nom de Paradoxe de Bertrand qui considère un triangle équilatéral inscrit dans un cercle et qui évalue la probabilité qu’une corde soit plus longue qu'un côté du triangle.
 

Dans ce même ouvrage de 1889, "Calcul des probabilités", il décrit un autre paradoxe dans la théorie des jeux, appelé le Paradoxe des boites de Bertrand et qui réside dans la probabilité du choix d’une boîte au hasard parmi trois, alors que la probabilité change après ce choix. Le but de Bertrand en construisant cet exemple était de montrer que le simple comptage des cas n'est pas toujours approprié et qu’on devrait additionner les probabilités que les cas produiraient au fur et à mesure. 

Ce paradoxe a été repris dans de nombreux jeux, en particulier le redoutable jeu américain "Let’s make a deal" animé par le présentateur vedette Monty Hall, si bien que ce paradoxe est connu sous le nom du "Problème de Monty Hall".
 

Trois boites bleues portant un point d'interrogation
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