Chercheurs_scientifiques_Nicolas de Condorcet

par Jean Marie Champeau 4 Mai 2021, 07:21 chercheur scientifique

 

Nicolas de Condorcet est né le 17 septembre 1743 à Ribemont  et mort le 29 mars 1794 à Bourg-la-Reine.
C’est un mathématicien, philosophe, homme politique et éditeur français, représentant des Lumières.

Condorcet est formé à 11 ans au collège des Jésuites de Reims. Il est envoyé à 15 ans au collège de Navarre à Paris. Il conservera toute sa vie des souvenirs douloureux de cette éducation religieuse à laquelle il reproche notamment ses méthodes humiliantes ce qui en fera un des acteurs de la première génération des idéologues.

Condorcet se distingue rapidement par sa vivacité intellectuelle, en particulier en mathématique. À l'âge de 16 ans, ses capacités d’analyse sont remarquées par d'Alembert et Clairaut. C'est à cet âge qu'il soutient sa thèse de mathématiques. Il refuse la carrière militaire à laquelle sa famille le destine, pour se consacrer à celle de mathématicien. Bientôt, il devient l’élève, l'ami et finalement le légataire universel de d’Alembert.

Essai sur l'application de l'analyse à la probabilité des décisions lors des éléctions

De 1765 à 1774, il se concentre plus particulièrement sur les sciences.

 

En 1765, il publie son premier travail sur les mathématiques, intitulé Essai sur le calcul intégral, qui reçoit un accueil très favorable. 

 

Dès 1767-1769, il écrit ses premiers articles sur l'arithmétique politique et le calcul des probabilités, défrichant ainsi la nouvelle discipline statistique. 

 

Le 25 février 1769, soutenu par d'Alembert, il est élu à l’Académie royale des sciences.

 

En 1772, il publie de nouveaux travaux sur le calcul intégral, unanimement acclamés. Peu après, il se lie d'amitié avec Turgot, alors intendant du Limousin, puis contrôleur général des finances de 1774 à 1776.

                                                       
Les qualités intellectuelles de Condorcet sont reconnues dans plusieurs académies grâce au soutien de d'Alembert. En 1769, il est élu à l’Académie des sciences dont il devient le secrétaire adjoint en 1773 puis le secrétaire perpétuel en 1776.

Député girondin

Condorcet voit dans la Révolution la possibilité d'une réforme rationaliste de la société. Après la prise de la Bastille, il est élu au conseil municipal de Paris. En 1790, il fonde plusieurs journaux avec Emmanuel-Joseph Sieyès.


En 1791, il est élu député de Paris au sein de l’Assemblée nationale législative, dont il devient secrétaire. Il est l'un des inspirateurs de l'établissement du système métrique : la proposition de Talleyrand à l'Assemblée nationale constituante, provient largement de ses conseils, qui font suite à ses travaux sous Turgot. 

Le 26 mars 1791, l'Assemblée décrétait le « mètre » comme unité nationale et étalon du système unifié de poids et mesures devant remplacer la multitude des unités utilisées en France.

Condorcet lance le mouvement de l'éducation permanente qui doit permettre à tout citoyen de se former tout au long de sa vie. En avril 1792, il présente un projet de réforme du système éducatif visant à créer un système hiérarchique, placé sous l’autorité d’hommes de savoir indépendants du pouvoir, garants des libertés publiques. 


En septembre 1792, il est réélu député de l’Aisne à la Convention nationale. Il y siège avec les Brissotins, sous la bannière de Jacques Pierre Brissot l’un des principaux chefs de file des Girondins, les provinciaux opposants des Parisiens Jacobins. Il est également membre du comité de constitution qui élabore le projet de constitution qu’il a rédigé mais qui n'est pas adopté par l’Assemblée. 

 

Le Jacobin Marie-Jean Hérault de Séchelles propose alors une nouvelle constitution, très différente de celle de Condorcet, mais celui-ci la critique. Le 8 juillet 1793, sur proposition du conventionnel Montagnard François Chabot, la Convention vote un décret d'arrestation contre lui.

Après s'être caché pendant neuf mois à Paris, il tente de fuir mais est rapidement arrêté. Placé dans une cellule, il est retrouvé mort le surlendemain, les conditions de sa mort n’ont jamais été élucidées.        
 

Transfert au Panthéon de Paris

À l’occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française, les « cendres » de Condorcet sont symboliquement transférées au Panthéon en même temps que celles de l’abbé Grégoire et de Gaspard Monge, le 12 décembre 1989. Le cercueil censé contenir les cendres de Condorcet est vide, sa dépouille, inhumée dans la fosse commune de l’ancien cimetière de Bourg-la-Reine, n’a jamais été retrouvée.

Théoricien des systèmes de votes

Dans plusieurs essais, il démontre que le scrutin uninominal peut très bien ne pas représenter les désirs des électeurs dès lors que le premier candidat ne récolte pas plus de la moitié des voix : c'est le paradoxe de Condorcet, qui montre un biais inhérent à ce type de scrutin.
 

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