La loi de Murphy

par Jean Marie Champeau 24 Mai 2022, 19:30 curiosité

Cornet de glace tombé sur le coté et la glace à terre.
chute de glace

En 2015, Manuel Valls est le premier ministre du gouvernement Hollande. 

 

Le début de cette année 2015, connaît une série d’attaques terroristes islamistes, auxquelles le premier ministre doit faire face, jonglant difficilement entre les notions de djihadisme et d'islamisme.

 

En juin Manuel Valls est pris dans une polémique après son aller-retour à Berlin à bord d’un Falcon 7X de la République, le 6 juin 2015, pour assister à la finale de la Ligue des Champions entre le FC Barcelone et la Juventus de Turin. 

 

En effet, ce trajet ressemble fort à un déplacement privé, car le Barça est son club fétiche, et il était accompagné de ses deux fils. La calamiteuse défense du Premier ministre arguant d’une rencontre avec Michel Platini a propos de l’Euro 2016, a mis à mal sa version du déplacement public. 

 

La polémique prend des allures de «Vallsgate», entre embarras de l’exécutif et flèches d’une opposition criant au scandale. En outre, plus de trois Français sur quatre (77%, sondage Elabe) se sont dits «choqués» par l’escapade de Manuel Valls, qui a voyagé en jet, aux frais du contribuable, avec deux de ses enfants.

 

Jacques Chirac, disait : «les emmerdes, ça vole toujours en escadrille». 
C’était sa façon à lui d’évoquer la "loi de Murphy".

 

La loi
Avion à terre avec un homme dessus.
essai manqué

La loi de Murphy, développée par l'ingénieur aérospatial américain Edward A. Murphy Jr., est un adage qui affirme que «Tout ce qui est susceptible d'aller mal, ira mal».

 

De 1947 à 1949, aux États-Unis, était conduit un projet consistant à tester la tolérance humaine à la décélération. Les tests utilisaient un chariot propulsé par une fusée montée sur un rail, avec une série de freins hydrauliques en fin de parcours.
 

Le mannequin des premiers tests fut bientôt remplacé par le capitaine John Paul Stapp
Pour mesurer la décélération endurée par le capitaine Stapp, Edward Murphy proposa d'utiliser des jauges électroniques de mesure d'effort attachées aux pinces de retenue du harnais du pilote d’essai. 

 

L'assistant de Murphy câbla le harnais et un test sans homme fut réalisé. Les capteurs indiquèrent une force nulle. Il apparut que les capteurs avaient été montés à l'envers. 
C'est à ce moment que Murphy, frustré par l'échec dû à son assistant, prononça sa célèbre phrase: «If that guy has any way of making a mistake, he will» («Si ce gars a la moindre possibilité de faire une erreur, il la fera.»).

 

D’abord vue comme un gag, cette réflexion servit de garde fou aux expérimentateurs.
   

Dans une conférence de presse dans laquelle il fut demandé à Stapp comment il était possible que personne n'eût été gravement blessé durant les tests, Stapp répondit que cela avait été possible car ils avaient pris la «loi de Murphy» en considération, loi qu'il expliqua. 

 

L'énoncé de la loi de Murphy s'implanta rapidement dans les milieux techniques associés à l'aéronautique, puis à ceux associés à d'autres domaines de l'ingénierie. 

 

Au fil des années, plusieurs variantes communes se sont répandues dans le grand public, dont la version dite du corollaire de Finagle illustré par la phrase: «Tout ce qui peut aller mal le fera au pire moment.» 

 

Explication
Un laborantin en combinaison avec masque et lunettes de protection.
précautions

Vue sous l’angle pessimiste, la loi de Murphy est le postulat, élevé au rang de principe fondamental de l'univers, que «le pire est toujours certain».

 

Mais on peut prendre la loi de Murphy comme une règle de conception. On ne la considère pas comme vraie, mais, par prudence, on conçoit les systèmes comme si elle était vraie. En particulier, un équipement doit être à l'épreuve non seulement des accidents les plus improbables, mais aussi des manœuvres les plus stupides de la part de l'utilisateur. 

 

La loi justifie les principes de la conception de sûreté préconisant de planifier et d'éliminer d'emblée les possibilités de mauvaise utilisation, par exemple à l'aide de détrompeurs.

 

Au delà de ses multiples définitions humoristiques, la loi de Murphy présente un aspect statistique. Si beaucoup de personnes actionnent un appareil et qu'il existe ne serait-ce qu’une façon de se tromper, il y aura statistiquement des gens qui feront cette erreur. 

aller voir

En cas de succès, personne ne pensera spontanément que la loi de Murphy ne s'est pas appliquée. 

 

En revanche, si une action échoue, on évoquera la loi de Murphy, et cette attitude s'assimile au biais de corrélation illusoire, comme on peut aller voir le détail dans l’article là. . . .

On peut dire que la loi prend sa pleine puissance quand une première erreur est faite, surtout si elle peut avoir de graves conséquences, et la physiologie de l’être humain fait que l’échec entraîne un état de stress qui amène fréquemment d'autres erreurs. . .

 

. . .et la situation ira de mal en pis.

 

Accident ferroviaire du 22 octobre 1895 à la gare Paris-Montparnasse, à l'arrivée du train express 56 desservant la ligne de Paris-Granville.
Ooops !

 

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loimurphy 

Photos

chute de glace

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essai manqué

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précautions

https://images.pexels.com/photos/8532832/pexels-photo-8532832.jpeg

 

la corrélation illusoire

https://allsapiens.files.wordpress.com/2021/03/spurious-correlation-1.jpg

 

Ooops !

Par Photo credited to the firm Levy & fils by this site. (It is credited to a photographer "Kuhn" by another publisher [1].) — the source was not disclosed by its uploader., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=710925

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/19/Train_wreck_at_Montparnasse_1895.jpg/800px-Train_wreck_at_Montparnasse_1895.jpg

 

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