L’illusion de Georges Moinaux
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Georges Victor Marcel Moinaux était le fils de l'écrivain et auteur de théâtre Joseph Moinaux, connu sous le nom de plume de Jules Moinaux.
Georges Moinaux fut d'abord élevé à Tours par ses grands-parents, avant que ses parents ne le fassent venir à Paris à l'âge de 5 ans. Tous les étés, la famille s'installait dans une villa à Montmartre, c'est là que se rendaient en visite toutes les célébrités du théâtre du Second Empire
L’enfant qu’il était en garda toute sa vie un souvenir impérissable.
Il fit son service militaire à Bar-le-Duc en 1879 au 13e régiment de chasseurs à cheval, qui lui inspira quelques-unes de ses satires.
En 1880, il entra comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur, à la Direction générale des cultes, et se mit à écrire sous un pseudonyme pour ne pas être confondu avec son père, Jules Moinaux.
Très attaché au quartier de Montmartre, il prit pendant un temps le nom de plume Jean de la Butte.
Il semble que Georges Moinaux ait opté pour Courteline simplement «parce que cela sonnait bien», contrairement à certaines affirmations qui le font s'inspirer du Roman de Renart.
Après s'être essayé à plusieurs genres littéraires, c'est en tant qu'auteur de petites comédies gaies que Georges connut le plus de succès et qu'il a dominé le théâtre comique des années 1900.
Venu par un heureux hasard au théâtre, sur les conseils d'André Antoine qui lui demanda d'écrire une comédie pour égayer le répertoire du Théâtre-Libre, Courteline se plût à faire passer sur la scène ses personnages.
D'emblée, il possédait le sens du théâtre. Il avait déjà prouvé, dans ses contes, son art du dialogue et de l'intrigue, avec ses retournements de situation. Sur les quelque cent piécettes qu'il écrivit, soit seul, soit avec des collaborateurs ou des adaptateurs, Courteline n'allait jamais au-delà des trois actes.
Dans ses écrits, il dépeignit notamment des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs. Son directeur était Charles Dumay, un anticlérical convaincu qui avait des velléités d'auteur dramatique et dont la nomination désespérait le clergé.
Georges le fit bénéficier de ses relations dans la presse pour que celle-ci loue le directeur qui s'employait à mener la vie dure à ses administrés religieux ; en échange, Dumay lui permettait d'être peu assidu à son poste d'expéditionnaire et de se consacrer à l'écriture.
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La notoriété qu'il connût alors lui permit d'abandonner son emploi, après quatorze ans de service.
Sa vie fut dès lors partagée entre l'écriture, les promenades dans Paris, et la fréquentation des cafés des grands boulevards, lieux de la capitale les plus courus à cette époque.
Auteur comique, Courteline se place dans la lignée de la farce du Moyen Âge et de Molière. Il ignora l'héritage des vaudevillistes et se distingua des faiseurs de pièces à thèse qui envahissaient le théâtre à son époque.
Toute sa vie, il sut saisir les travers des mondes dans lesquelles il évoluait : son service militaire lui inspira les "Gaietés de l’escadron", ses collègues fonctionnaires "Messieurs les ronds-de-cuir".
Peintre indulgent de la réalité quotidienne, il s'attaqua aux ridicules et aux travers de son temps. L'essentiel de son comique tient à sa verve caricaturale. Il créa des types de personnages rapidement esquissés mais qui n'en perdaient pas pour autant leur relief : qu'ils soient médecins, rentiers, militaires ou avocats.
La peinture que fit Georges Courteline des mœurs de ses contemporains grâce à sa plume quelque peu moqueuse, mais sans réelle agressivité, vaut à son œuvre de figurer parmi les grands classiques de la littérature française. Ses ouvrages sont ainsi largement représentés dans les manuels scolaires et universitaires.
En 1912, Courteline revint une dernière fois au roman avec Les Linottes, puis, il se retira dans le silence, rompu seulement par la publication, en 1917, d'un recueil de pensées et de boutades : La Philosophie de Georges Courteline.
La reconnaissance de son travail et de son talent fut également illustrée par son élection à l'Académie Goncourt en 1926.
Il décéda en 1929, sur la stèle de sa tombe est inscrit cette épitaphe «J’étais né pour rester jeune et j’ai eu l’avantage de m’en apercevoir le jour où j’ai cessé de l’être.»
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Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Courteline
https://www.universalis.fr/encyclopedie/courteline/
https://www.premiere.fr/Star/Georges-Courteline
https://libretheatre.fr/biographie-de-georges-courteline/
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Georges Courteline vers 1900.
Par unknown ; inconnu — http://www.parisrevolutionnaire.com/IMG/jpg/Courteline_Georges_01_max.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12138706
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0c/Georges_Courteline_1900.jpg
L'écrivain français Georges Courteline sur la couverture de la Revue illustrée du 1er septembre 1896.
https://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1312524-Georges_Courteline_en_1896.jpg
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