L’illusion Frédéric-Louis Sauser
Frédéric Louis Sauser, fut un écrivain suisse et français, du 20e siècle, il fut tour à tour, poète, essayiste, éditeur, cinéaste, romancier, reporter, homme de radio, pianiste et figurant.
L’homme essaya tout, au fil d'une vie remplie de voyages, d'errances et de périodes d'intense productivité littéraire.
D'origine bernoise francophone, Frédéric, appelé Freddy, grandit au sein d'une famille désunie.
Les voyages de son père, un homme d'affaires instable, firent mener à la famille une vie itinérante, notamment à Naples. Sa mère, neurasthénique, négligeait ses enfants. Le jeune Freddy souffrit de la mésentente de ses parents et de l'instabilité familiale.
Envoyé en pension en Allemagne, il fugua.
Il fut inscrit à l'École de commerce de Neuchâtel, pour des études qui ne lui plaisaient pas.
En 1904, dans sa dix-huitième année, au vu de ses mauvais résultats scolaires, il fut envoyé en apprentissage à Moscou et surtout à Saint-Pétersbourg, alors en pleine effervescence révolutionnaire. Jusqu'en 1907, il y travailla chez un horloger suisse.
À la Bibliothèque impériale, dont il devint l'habitué, un bibliothécaire, l'encouragea à écrire. Freddy commença à noter ses lectures et ses pensées.
En 1908, Louis Frédéric Sauser revint en Suisse et s'inscrivit à l'Université de Berne. Il rédigea là, quelques manuscrits en 1910, signés "Freddy Sausey", qui ne furent pas publiés.
Il y rencontra Féla Poznanska, juive polonaise, qui fut sa compagne de l'avant-guerre, puis sa femme et la mère de ses trois enfants.
En 1911, Féla partit s’installer, seule, à New-York. Il la rejoignit en décembre 1911 pour repartir 6 mois plus tard pour l’Europe. Féla ne revint à Paris que lorsqu’il était lui-même sous les armes. Il l’épousa lors d’une permission.
À New York, il avait écrit son premier poème: "Les Pâques", qui fut publié l'année suivante à Paris sous le pseudonyme de Blaise Cendrars. Un nom de plume qui faisait allusion aux braises et aux cendres et qui plaçait l'écrivain, alors malade, tel le phénix, sous le signe du feu et de la renaissance.
En 1912, Blaise Cendrars fonda à Paris, en compagnie de deux amis, Emil Szittya, un anarchiste d'origine hongroise, et le futur communiste Marius Hanot, la revue libre, franco-allemande, "Les Hommes nouveaux", dont il ne parut qu’un seul numéro.
Freddy y écrit des articles sous les pseudonymes "Jack Lee" et "Diogène".
Mais Cendrars voulait parcourir la Russie. De Moscou il partit par le Transsibérien, en Chine: il effectua ses fabuleux voyages en compagnie d'un certain Rogovine et vécut avec lui des produits de la vente de pacotilles diverses.
La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, son poème le plus célèbre, publié en 1913, en fut l'écho transposé.
Il y écrivit son premier roman, Moganni Nameh qui ne parut, en feuilleton, qu'en 1922 dans la revue Les Feuilles libres. Il se plongea dans Schopenhauer ; une formule de ce philosophe illumina son rapport à la réalité : "le monde est ma représentation".
Désormais, la vie et la poésie étaient pour lui des vases communicants.
Dès le début de la guerre de 1914-1918, il s'engagea comme volontaire étranger dans l'armée française avant d'être versé dans la Légion étrangère.
Gravement blessé le 28 septembre 1915, Cendrars fut amputé du bras droit et en conséquence réformé. Il écrivit sur cette expérience son premier récit en prose : il s'agissait d’une première version de La Main coupée.
En février 1916, il fut naturalisé français, à la suite de son engagement à la guerre(*1). Il travailla dans l'édition et délaissa un temps la littérature pour le cinéma, mais sans succès.
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(*1) Eh oui, à l’époque, la nationalité Française, il fallait la mériter.
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Il reprit l'écriture en 1917. Il publia, en 1918, un court texte en prose : J'ai tué, premier livre illustré par Fernand Léger et seul livre illustré des dessins de sa période cubiste: quelques pages parmi les plus fortes et les plus dérangeantes écrites sur la guerre.(*2)
Lassé des milieux littéraires parisiens, il voyagea au Brésil à partir de 1924.
En 1925, il s'orienta vers le roman avec L'Or, où il retraçait le dramatique destin de Johann August Sutter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres en Californie.
Ce succès mondial fit de lui un romancier de l'aventure, que confirma Moravagine en 1926.
Dans les années 1930, il devint grand reporter.
Correspondant de guerre dans l'armée anglaise en 1939, Blaise Cendrars quitta Paris après la débâcle et s'installa à Aix-en-Provence.
Après trois ans de silence, il commença en 1943 à écrire ses Mémoires : L'Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et Le Lotissement du ciel (1949).
De retour à Paris en 1950, il collabora fréquemment à la Radiodiffusion française.
Victime d'une congestion cérébrale le 21 juillet 1956, il mourut des suites d'une seconde attaque le 21 janvier 1961.
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(*2) «J'ai bravé la torpille, le canon, les mines, le feu, les gaz, les mitrailleuses, toute la machinerie anonyme, démoniaque, systématique, aveugle. Je vais braver l'homme. Mon semblable. Un singe. Œil pour œil, dent pour dent. À nous deux maintenant.
À coups de poing, à coups de couteau. Sans merci, je saute sur mon antagoniste. Je lui porte un coup terrible. La tête est presque décollée. J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. J'ai frappé le premier.»
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Reconnu à la fois pour ses poèmes, ses romans et ses mémoires, l'écrivain franco-suisse n'a eu de cesse de flouter les frontières. Poète, il s'était affranchi des règles classiques; romancier, il a mélangé allégrement les genres; mémorialiste, il ne s’était pas gêné de mixer réalité et imaginaire pour se réinventer rétrospectivement une vie.
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frédériclouissauser
blaisecendrars
Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Blaise_Cendrars
https://www.babelio.com/auteur/Blaise-Cendrars/5205
https://www.lepetitlitteraire.fr/auteurs/blaise-cendrars
https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_Blaise_Cendrars
https://fr.wikipedia.org/wiki/J'ai_tu%C3%A9
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Hommes_nouveaux_(revue)
https://bibliotrutt.eu/articles/un-amour-de-cendrars
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_Hanot
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couverture
Portrait de Blaise Cendrars par Modigliani (1917).
Par Amedeo Modigliani — Source inconnue, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=155777
Portrait de Blaise Cendrars par Modigliani (1917).
Par Amedeo Modigliani — Source inconnue, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=155777
Couverture de la revue Les Hommes nouveaux.
Couverture de la revue Les Hommes Nouveaux - Revue libre de 1912 fondée par Blaise Cendrars ; contributeurs : Jerome.duby@free.fr (photographie), ©éréales Kille® | | ☺ (retouche de l'image). image de base :
Par Original téléversé par Céréales Killer sur Wikipédia français. — Transféré de fr.wikipedia à Commons., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8162238
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Blaise Cendrars correspondant de guerre
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