L’illusion Henri-Simon Schwabacher
Henri-Simon Schwabacher, fut un écrivain, scénariste et dramaturge français du 20e siècle.
Henri naquit à Paris dans le 9e arrondissement en 1875, d’un père hongrois, marchand de diamants, et d’une mère hollandaise.
A l’âge de 11 ans, il perdit son père.
Il fit des études moyennes, mais comme il avait un beau brin de plume, il entra, à 17 ans, comme secrétaire de la "Bibliothèque Charpentier", célèbre collection de l’époque.
La même année, il publia, a dix sept ans, un premier roman, où l'on sent l'influence de Maupassant: Les Vous et les Toi, qui ne laissa pas un souvenir impérissable.
Au début du 20e siècle, la tendance à faire oublier l'origine juive en changeant de nom s'était exercée particulièrement dans la politique, et bien davantage encore dans la littérature, où le pseudonyme était d'usage courant.
Henri-Simon Schwabacher se devait de prendre un pseudonyme à consonnance française, il choisit, on ne sait pas comment, le nom de Duvernois. Peut être est-ce en hommage à son illustre ainé le journaliste et ancien ministre bonapartiste Clément Duvernois qui mourut sans un sous vaillant.
C'est ainsi que Herzog devint Maurois(*1), et Schwabacher -Duvernois.
Henri entra dans le journalisme de l'équipe rédactionnelle du quotidien La Patrie, fidèle soutien de l'Empereur et de La Presse et du Soleil, où il fut chargé de la critique dramatique.
Il fit partie des premiers contributeurs à la revue littéraire La Critique en mars 1895. Il collabora à nombre de journaux et revues tels Le Journal, Le Matin, Femina, Comoédia, Candide ou bien encore L’Illustration.
Sur le conseil du romancier Catulle Mendès, il commença à écrire des nouvelles qu’il publia dans les journaux, et peu après en volumes.
Le désormais Henri Duvernois rencontra son premier succès en 1908 avec Crapotte.
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(*1) En effet, l’écrivain Émile Herzog prit un pseudonyme qui ne fut ni Émile, ni Herzog.
Pour avoir plus de détails sur le cas Émile Herzog, on peut aller voir l’article là. . .
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En 1910, Henri épousa Margaretha Liebmann, née en Allemagne, qui était alors sous le pseudonyme de Rita del Erido, une célèbre écuyère de cirque. Egalement comédienne elle a tenu un rôle de cowboy dans Les Pirates de la Savane, au Châtelet, où elle traversait la scène au galop d’un cheval fougueux.
Curieusement elle n’a jamais été l’interprète des comédies de son mari.
1914. Après avoir été blessé, Duvernois servit comme infirmier à la "Villa Molière"(*2) où il fit la connaissance d’Apollinaire, venu là pour y être trépané en mai 1916. Séparés par la suite, les deux hommes continuèrent à s’écrire jusqu’à la mort du poète, en 1918.
En 1919, Duvernois publia Edgar, fruit de quatre années de souffrance, roman qu’il dédia à sa femme et dont André Breton disait lui-même que c’était «l’un des romans les plus surréalistes du monde».
Sacha Guitry, deux ans plus tard, adapta une célèbre nouvelle de Duvernois, Morte la bête. . . en une pièce intitulée Jacqueline. Guitry et Duvernois étaient très amis, ensemble et avec Fayard, ils fondèrent la collection Les Œuvres Libres, un recueil littéraire mensuel ne publiant que de l’inédit.
A partir de 1924, la célèbre comédienne Gaby Morlay devint l’interprète fétiche de Duvernois.
Ce fut le début d’une longue amitié dont ils "fixèrent" les voix sur deux disques témoins des premiers essais de théâtre phonographique, deux piécettes en un acte, L’accident et Dans l’ascenseur enregistrées en 1929.
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(*2) "La villa Molière" était une clinique qui se situait au niveau du N°57 du boulevard de Montmorency dans le 16e arrondissement de Paris.
Guillaume Apollinaire y est trépané en 1916. Il y revient en 1918, en raison d'une congestion pulmonaire
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Au cinéma, Duvernois est reconnu pour ses dialogues, il scénarise cinq films dont Le Scandale de Marcel L’Herbier.
À partir de 1931, romancier habile, d’une inquiétante fécondité, ses romans lui valent une grande notoriété. Il publie beaucoup et dans tous les genres, dont L’Homme qui s’est retrouvé, son unique roman fantastique.
Certains dramaturges ont puisé largement dans ses oeuvres ou les intrigues leur fournissaient d`innombrables matériaux, ce qui eut pour effet d'inciter Duvernois lui-même à écrire pour la scène.
Dans sa villa d’Antibes, il reçevait le Tout-Paris. C’était un gastronome et un incorrigible gourmand.
Riche et célèbre, il mourut en janvier 1937, à 62 ans.
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Henri Duvernois fait pour le moins figure d’oublié de l’avant-guerre, époque qui vit pourtant son large succès en librairie.
Si beaucoup de ses romans et nouvelles ont pris un charmant coup de vieux, quelques uns ont gardé une distinction troublante qui mérite qu’on le tire de son purgatoire.
Georges Simenon, pour qui Henri Duvernois incarnait la réussite, écrivit :
«Mon rêve était d’avoir un conte chaque semaine dans Le Matin, comme Henri Duvernois».
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Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Duvernois
https://www.arbre-vengeur.fr/?p=2436
https://www.babelio.com/auteur/Henri-Duvernois/64298
https://www.academie-francaise.fr/rapport-sur-les-concours-litteraires-de-lannee-1950
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Duvernois
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Critique
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Patrie_(Paris)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Catulle_Mend%C3%A8s
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaby_Morlay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boulevard_de_Montmorency
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couverture
Affiche lithographiée de La critique de Marc Mouclier (1896).
Par Marc Mouclier — J. Bailly-Herberg (1985), page 235 - scan image, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=101629655
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/ca/La_Critique_Poster_by_Mouclier.png
Affiche lithographiée de La critique de Marc Mouclier (1896).
Par Marc Mouclier — J. Bailly-Herberg (1985), page 235 - scan image, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=101629655
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Émile Herzog
Étude pour le Portrait d'André Maurois (1885-1967) 1924
(Study for the Portrait of Andre Maurois (1885-1967) 1924 )
Jacques Emile Blanche
1924 ·Öl auf Leinwand ·ID de la peinture: 125088
Rita del Erido
Rita del Erido : [dessin] / Maurice Lourdey
Auteur : Lourdey, Maurice (1860-1934). Dessinateur
Date d'édition : 1900-1913
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb451730564
Format : 1 dessin : crayon et encre, en noir et en coul. ;...
Identifiant : ark:/12148/btv1b53168349x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Arts du spectacle, FOL-O ICO-5 (31)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53168349x/f1.highres
Henri Duvernois
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