Illusions dans l’art, William-Claude Dukenfield

par Jean Marie Champeau 4 Mai 2026, 02:00 cinéma

 

L’illusion William-Claude Dukenfield 

WC Fields jeune.


William Claude Dukenfield, fut un jongleur, humoriste de vaudeville, scénariste et acteur américain du 20e siècle.


William Claude naquit en 1880 à Darby, dans le banlieue de Philadelphie. Fils de James Dukenfield, immigrant anglais, et de Kate Felton, native de Philadelphie, le jeune William ne passa que quatre années à l’école avant de devoir aider son père, marchand ambulant de fruits et légumes, à subvenir aux besoins financiers du ménage. 


Par la suite il accepta en parallèle d’autres petits emplois : livreur de glace, vendeur de journaux, dans un magasin de cigares et une salle de billards où il apprit cette discipline et devint par la suite un habile joueur. 


C’est aussi l’époque pendant laquelle il développa ses capacités de jongleur après avoir assisté à une représentation d’un maître du genre. 
S’entraînant tout d’abord avec les fruits et légumes de l’étalage de son père, il en vint par la suite à utiliser tout ce qui était à portée de ses mains. 

 

Mais le climat familial était lourd et les rixes avec son père fréquentes. À 11 ans, considérant être meilleur jongleur que tous ceux qu’il pouvait voir dans la ville, il se fit engager dans un parc d’attraction de la banlieue à Norristown pour un salaire hebdomadaire de 5 $ qui ne lui permettait même pas de rentrer à Philadelphie tous les soirs. 

 

Durant l’été de cette année 1891, il apprit que des talents étaient recherchés à Atlantic City sur la côte et y décrocha un engagement dans une salle de spectacles. 

 

Quand la clientèle se faisait rare, il participait à des simulacres de noyade sur la plage devant l’établissement : les prétendues victimes, emmenées dans la salle, traînant invariablement à leur suite la foule curieuse et assoiffée par l’événement. 

 

W.C. Fields avec le champion de billard Bob Cannes.
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Pour diversifier ses représentations et rendre plus attractif son spectacle de jongleurs qui étaient très populaires à l’époque, il imagina de feindre des ratés et rattrapait les objets avec ses pieds ou au rebond, par des mouvements de jambes qui pouvaient paraître eux-mêmes accidentels au spectateur.


La difficulté et la maîtrise d’exécution de ses tours firent que la critique fut unanime quant à ses qualités de jongleur et lui valut plus tard d’entrer au panthéon de la discipline. 


Il en fut de même au billard qu’il pratiquait assidûment au point d’y créer là aussi des tours, comme celui de frapper la boule de telle sorte qu’elle saute en arrière, haut au-dessus de la table, puis rebondisse sur une partie de son corps avant d’entrer dans la poche et ceci, avec plusieurs variantes. 

 

Se présentant d’abord sous le pseudonyme de Wm. C. Felton, il prit rapidement son nom de scène définitif en ne gardant que la fin de son nom. : W. C. Fields. Ses prénoms abrégés en WC n’étant pas pour lui déplaire.

 

En 1899 il intégra une troupe de vaudeville dans des tournées à travers le pays pendant lesquelles, outre de mettre en œuvre ses talents de jongleur et au billard, il versa aussi dans des représentations burlesques.

 

Lors de ses déplacements, peut-être par peur d’être volé, il commençait à ouvrir des comptes bancaires dans chaque ville traversée, au point d’en posséder, semble-t-il, plusieurs centaines. 

 

C’est aussi durant cette période qu’il rencontra Harriet Hughes, membre de la troupe, qu’il épousa en 1900 et dont il fit son assistante. En 1901, ils firent leur première tournée en Europe et on put le voir dans les années qui suivent au Palace de Londres ou encore dans le célèbre cabaret parisien, les Folies Bergère, en même temps que Charlie Chaplin et Maurice Chevalier. 

 

Il eut aussi l’honneur d’être convié le même soir que Sarah Bernhardt à effectuer une représentation au palais de Buckingham pour le roi Édouard VII.


Le 28 juillet 1904 vit la naissance de son fils W. C. « Claude » Fields. Alors qu’Harriet restait à Philadelphie, Fields poursuivit les tournées mais ses longues absences, alliées à la conversion de son épouse à un catholicisme fervent, entraînèrent petit à petit des divergences de vues et l’incompréhension puis un éloignement au sein du couple.


Harriet, de par ses convictions, lui refusa le divorce, le couple se sépara.


En 1915 il se fixa à New York et participa jusqu’en 1921 aux Ziegfeld Follies, un spectacle inspiré de celui des Folies Bergère, qui proposait une succession de représentations diverses entrecoupées de revues féminines musicales aux danseuses très légèrement vêtues. 

 

C’est aussi cette année-là qu’il débuta au cinéma dans un muet produit par Gaumont, Pool Sharks dont il participa également à l’élaboration du scénario. 

 

À partir de 1924 il joua pendant un an dans la comédie musicale Poppy dont fut tirée l’année suivante une adaptation cinématographique, Sally of the Sawdust, réalisée par D. W. Griffith et dans laquelle il tint un rôle. 

 

Il tourna douze muets avant son premier parlant en 1930, The Golf Specialist et la révélation au public de sa voix si caractéristique. L’année suivante, avec le déclin du vaudeville dû au succès de la radio, il s’installa près de Hollywood et signa un contrat chez Paramount Pictures avec lesquels il tourna la majorité de ses films. En 1935 il fut contacté par la MGM pour interpréter ce qui fut son rôle le plus fameux, Mr. Micawber dans David Copperfield tiré du roman de Dickens, réalisé par George Cukor.

 

Déjà depuis quelque temps, Fields, par son humour grinçant, son anticonformisme car il avait la réputation de ne pas suivre les directives des rôles et son alcoolisme chronique, fit naître envers lui des animosités au sein de la Paramount

 

 

 

WC Fields movie star Hollywood Sepia print, etsy.com.
WC Fields movie star

 


En 1936, gravement malade, il dut arrêter de tourner pendant un an et laissa même l’alcool durant cette convalescence, mais son contrat, arrivant à échéance, ne fut pas renouvelé. 

 

Il se tourna alors un moment vers la radio et participa à des shows spontanés qui, à sa surprise, le rendirent à nouveau célèbre.

 

Pour son retour sur scène dans You Can’t Cheat an Honest Man, en 1939, il signa chez Universal et joua dans des films qui étaient principalement écrits par et pour lui et qui ont participé à sa renommée jusqu’à nos jours.

 

Mais les appels à la modération de la part de son médecin n’y firent rien et W. C. Fields persista dans sa consommation exagérée d’alcools. Au milieu des années 1940, souffrant de plusieurs maladies aggravées par ses excès, il n’apparaussait plus que sporadiquement jusqu’à devoir intégrer un sanatorium en 1945.

 

WC Fields souffrait d'un syndrome médical qui porte le nom: Syndrome de WC Fields, caractérisé par un rhinophyma, la rosacée du nez, associé à l'alcoolisme. 

 

Durant le mois de décembre 1946, W. C. Fields sombra dans le coma et ne se réveilla que brièvement avant de mourir le jour de Noël, le 25 décembre 1946 à Pasadena en Californie.


W. C. Fields signa souvent ses scénarios sous des noms fantaisistes : Charles Bogle, Otis Criblecoblis ou encore Mahatma Kane Jeeves, un jeu de mots de son début de carrière basé sur «My hat, my cane, Jeeves» (Mon chapeau, ma canne, Jeeves).

Habillé volontairement d’habits dépenaillés, de hauts-de-forme extravagants qui le rendront célèbre, d’une fausse moustache de couleur noire, alors qu’il est blond, ses tours d’adresse originaux lui valurent un succès international.

 

Personnage excentrique, à la voix caractéristique, aux allures de clown avec ses habits et son nez enflé, il aimait jouer des personnages caricaturaux. 

 

Saltimbanque-né, il reprit souvent dans ses rôles au cinéma ses tours d’adresse qui ont fait sa renommée à ses débuts. Il reste dans les mémoires comme une figure charismatique des débuts du Septième art.

 

 

 

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Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/W._C._Fields

https://www.wcfields.com/

https://www.juggle.org/the-juggling-of-w-c-fields-in-films-and-photos/

https://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=17842

https://fr.wikipedia.org/wiki/Wilkins_Micawber

 

 

 

 

Photos

couverture

WC Fields jeune

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WC Fields jeune

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W.C. Fields avec le champion de billard Bob Cannes

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WC Fields movie star Hollywood Sepia print

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