Illusions dans l’art, Marie-Anne-Florence Bernardy-Nones

par Jean Marie Champeau 30 Août 2026, 02:00 théâtre

 

 

L’illusion Marie-Anne-Florence Bernardy-Nones

Mademoiselle Fleury de la Comédie Française.

 

Marie-Anne-Florence Bernardy-Nones, fut une actrice française du 18e siècle.

 

Elle était la petite-fille du célèbre danseur et chorégraphe Anversois Charles Bernardy.

 

 

Marie-Anne naquit à Anvers le 28 décembre 1766 dans une famille de comédiens. Son père, Louis-Joseph Nones, dit Fleury, et sa mère, Marie-Anne-Denise Bernardy, étaient des comédiens français de province qui ont beaucoup joué dans les Pays-Bas autrichiens.

 

Désireuse de faire carrière dans la comédie, elle choisit tout naturellement le pseudonyme de son père pour son nom de scène, ainsi elle fut Mademoiselle Fleury.

 

Imprégnée par le milieu théâtral familial, elle fit ses premières armes loin de la capitale française qui restait son objectif. Avant son engagement parisien, elle effectua ses débuts sur scène en province au sein d'une troupe ambulante d'Opéra-comique. C'est durant cette période de formation itinérante qu'elle acquit l'expérience nécessaire pour aspirer à une carrière plus prestigieuse.

 

 

Mademoiselle Fleury débuta à la Comédie-Française le 21 janvier 1786, à 20 ans, et fut reçue à l'essai le 23 octobre.

 

Elle fut un temps l'amante, en 1788, du héros de la guerre d’indépendance américaine, Armand Tuffin de La Rouërie, à son retour des Amériques.

 

Après son essai concluant, elle devint la 196e sociétaire en 1791 pour jouer les seconds rôles et jeunes premières tragiques dans les pièces de Racine, Corneille et Voltaire.

 

Durant la période troublée de 1793, l'actrice fut emprisonnée avec les autres membres de la troupe.

 

Elle épousa par la suite, en 1794, le 25 Floréal An II, l’homme politique, "ultra républicain", Valentin Chevetel, celui qui fut, préalablement médecin consultant auprès du comte de Provence, futur Louis XVIII, et qui, devenu subitement républicain, dénonça le projet de la conjuration bretonne organisée par . . . Armand Tuffin de La Rouërie, qui trahi, en mourut avant qu'on ait pu l'arrêter.

 

On n’épiloguera pas sur les motivations de ces épousailles, ni sur celles de la dénonciation.

 

 

Mademoiselle Fleury, préférant se concentrer sur le théâtre, revint sur scène après la réunion de la troupe de la Comédie française en 1799, mais elle n'avait plus la grâce d’avant.

 

 

Elle prit sa retraite en 1807 pour se retirer à Orly en région parisienne.

 

 

Marie-Anne-Florence Bernardy-Nones, dite Mademoiselle Fleury, mourut le 23 février 1818, à Orly, dont son mari était devenu maire, . . . sous l'empire (!).

 

 

Elle n’eut pas d’enfants.

 

 

Remarquons simplement que dans le contexte historique des années 1793-1794 de la Terreur, l'union avec un médecin révolutionnaire influent comme Valentin Chevetel, proche de Danton, a pu constituer une protection vitale pour l'actrice.

 

 

 

 

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Marie-Anne-Florence Bernardy-Nones

mademoisellefleury

 

 

sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mademoiselle_Fleury

https://www.comedie-francaise.fr/artistes/mademoiselle-fleury

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bernardy

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Tuffin_de_La_Rou%C3%ABrie

 

 

 

 

Photos

couverture

Mademoiselle Fleury de la Comédie Française

https://www.comedie-francaise.fr/sites/default/files/styles/540x/public/2026-05/soc196.jpg?itok=2UxSZ9w_

 

Mademoiselle Fleury de la Comédie Française

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